J’adore courir ! C’est de loin mon sport préféré. Ce qui m’amène à faire une multitude d’analogies avec la course. Je passe ma vie à courir. Je “sprinte” chaque matin pour aller reconduire ma fille à l’école; les week-ends, entre deux rendez-vous, je n’arrête jamais.
Démarrer un projet sur le cinéma tel que le Tapis rose de Catherine.tv, surtout en tant que pionnière de la web télévision, est aussi une course de fond que je mène seule depuis deux ans. Il y a des hauts et des bas, beaucoup de solitude, des périodes de questionnements, mais aussi de grandes joies.
C’est dans un de ces moments de déséquilibre, voire chaotique, que j’ai eu une illumination. Tout comme Forest Gump, je me suis mise à courir comme ça, sans raison.
Ce sport a sur ma personne l’effet d’un anti-dépresseur, presque magique. Lorsque je cours, je me vide la tête, c’est à ce moment que me viennent les plus beaux élans créatifs, que je résous des problèmes, que je pense à mes objectifs, à ma fille, à mes projets…et lorsque j’arrête, je deviens folle.
Un jour lors d’une conférence sur les communications, il y a environ 13 ans, Liza Frulla m’a dit que dans la vie j’avais la capacité de faire tout ce que je voulais, qu’il s’agissait de mettre les efforts et avoir de l’audace. Il faut croire que je l’ai cru car je me suis inscrite à un demi-marathon.
Le Calvaire
Le 20 février dernier j’ai franchi la ligne de départ du Demi-marathon hypothermique de Montréal. En gros, ça veut dire qu’on doit courir 21 Km en hiver, peu importe la météo et ce matin-là, il neigeait, ventait et le sol était complètement glacé.
Je pourrais vous bombarder de statistiques pour vous communiquer mon temps et mon rang mais je tiens davantage à vous parler de mon expérience. En cours de course, j’ai pensé arrêter, mes jambes brûlaient, mon dos me faisait très mal et je ne voulais que rentrer. J’ai ralenti jusqu’à marcher. C’était pire ! Je crois avoir pris pleinement conscience des limites de mon corps cette journée-là.
Il ne me restait que trois kilomètres à courir avant de terminer ce supplice et mes jambes ne pouvaient plus avancer, j’avais de la morve au nez et le goût de pleurer.
Ce sont les encouragements qui m’ont sauvée. Une femme est passée à côté de moi et m’a dit « Allez, il n’en reste plus long. On est presque arrivées » !
J’ai recommencé.
La première chose qui m’est passée par la tête, c’est que quelqu’un m’attendait sur la ligne d’arrivée, il ne fallait pas la décevoir. Orgueilleuse vous dites ? Légèrement. J’avais même pensé faire cette première course seule, sans trop le mentionner à mon entourage pour ne pas me mettre trop de pression. De savoir qu’une amie avait pris la peine de se déplacer pour m’applaudir à la toute fin m’a servi de moteur pour me rendre jusqu’au bout.
J’ai terminé la course, de peine et de misère, en tremblant, en sacrant, mais je l’ai tout de même finie.
Je pense que c’est ce qu’on appelle un dépassement de soi.
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OTHER FRIENDS 





Bravo Catherine, et bonne chance dans tes projets
Bravo Cathrine tu est une championne…tout en lisant la description de ton demi,je revoillais dans ma tete tous les etapes quant je courais des marathons,j’en ait fat 15 s’en conté les 30k…je sais que ce n’ai pas facile et il faut beaucoup d’entrainement…quant tu dis que tu voulais marcher ,on pense toute la meme chose….mais quant tu passes la ligne d’arriver c’est un HY naturelle qui dur un bout de temps…..moi je cours encore toute les matin et c’est un moment ou je peut vraiment faire le vide dans ma tete…Cathrine tu devrais courir le demi de Montreal on fini en rentrant dans le Stade Olympique…beau rush….Bravooooooooooooooooo.
Jean-Pierre…..
Bravo Cath!
Super inspirant!!!
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WOW ! tu es une vraie championne !
Véro
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Cath, t’es mon idole, mon modèle de détermination par excellence.
Merci pour ce billet, tu nous prouves encore une fois que, quand on veut, on peut!
Go-Go-Go Wonder Woman!

xxx
Salut Catherine,
Je te dis un grand bravo, toute mon admiration pour ton courage et mes félicitations pour ta persévérance sur ce projet “hypothermique” de 21kms!
Et je souhaite à toutes les femmes de rencontrer leurs “Liza Frulla” sur le chemin, pour les encourager, continuer de croire en elles à chaque étape, d’avoir confiance en elles toujours et entreprendre des projets qui leur tiennent à coeur surtout.
Maintenant que tu as couru sur un tapis blanc, je te souhaite encore bien plus de jolis pas sur ton tapis rose! ton site est toujours intéressant et rempli de générosité dans les interviews.
Bien à toi
Salut Catherine
Tu m’inspires. Moi aussi j’ai commencé un marathon, celui de recommencer une construction de maison…C’est tellement compliqué…je crois que je vais aller courrir!!!
a bientot xoxo